Vocabulaire
Glossaire des termes anciens et archéologiques
Les termes techniques sont traduits ou expliqués à leur première occurrence dans les salles ; ce glossaire en propose la définition complète. Il s'enrichira à chaque ouverture de salle.
- Accomplissement
- Réalisation historique d'une annonce. Le musée distingue l'accomplissement documenté (le fait s'est produit et des sources le décrivent) de l'annonce encore en attente.
- Annales
- Registres officiels des rois antiques, organisés année par année, où étaient consignés campagnes militaires, constructions et événements. Plusieurs annales mésopotamiennes croisent les récits bibliques.
- Bulla (pluriel : bullae)
- Pastille d'argile molle pressée sur un lien ou un document pour le sceller ; elle portait souvent l'empreinte d'un sceau. Les bulles authentifiaient lettres, contrats et jarres.
- Chronique
- Récit historique antique relatant des événements dans l'ordre du temps. La Chronique de Nabonide, par exemple, décrit l'entrée de Cyrus dans Babylone.
- Cunéiforme
- Écriture formée de petits coins enfoncés dans l'argile fraîche avec un roseau taillé, utilisée notamment en akkadien, en sumérien et en perse ancien pendant plus de trois millénaires.
- Diadoques
- Du grec « successeurs » : les généraux d'Alexandre le Grand qui se partagèrent son empire après sa mort, en 323 avant notre ère, et fondèrent les royaumes hellénistiques.
- Domaine public (traductions)
- Œuvres dont les droits patrimoniaux sont expirés. Toutes les citations bibliques du musée utilisent la Bible Crampon dans son édition de 1923, consultable sur Wikisource et tombée dans le domaine public ; le nom divin y est rendu par « Jéhovah ».
- Exil (ou captivité)
- Déportation d'une partie de la population de Jérusalem et de Juda vers Babylone au sixième siècle avant notre ère, à la suite de la prise de la ville.
- Inscription
- Texte gravé ou peint sur un support durable — pierre, métal, argile — par décision officielle ou privée. Les inscriptions comptent parmi les sources les plus fiables de l'histoire ancienne.
- Ostracon (pluriel : ostraca)
- Éclat de poterie ou fragment de pierre utilisé comme support d'écriture courant : lettres, reçus, listes. Moins prestigieux que les monuments, les ostraca renseignent la vie quotidienne.
- Papyrus
- Support d'écriture fabriqué à partir de la moelle d'une plante des marais du Nil, utilisé dans tout le bassin méditerranéen antique. Rouleaux et codex ont transmis textes littéraires et documents.
- Prophétie
- Annonce d'un fait futur, formulée avant l'événement. Le musée ne retient comme prophétie vérifiable qu'une annonce précise, datable avant l'accomplissement, et portant sur des détails que la conjecture ne pouvait deviner.
- Reconstitution numérique
- Image générée ou recomposée pour illustrer un lieu, un objet ou une scène disparue. Chaque image de ce type porte sa mention obligatoire : elle ne se fait pas passer pour un document d'époque.
- Satrapie
- Province de l'Empire perse, administrée par un gouverneur appelé satrape, sous l'autorité du roi. L'organisation en satrapies structura l'Empire de Cyrus et de ses successeurs.
- Sceau
- Objet gravé, généralement en pierre dure, dont l'empreinte dans l'argile signait et authentifiait un document. Les sceaux font partie des pièces les plus personnelles retrouvées en fouille.
- Stèle
- Monument de pierre dressé, portant texte gravé, reliefs ou les deux. Les stèles royales affichaient lois, victoires ou décrets, comme la stèle de Rosette ou les inscriptions babyloniennes.
- Tablette d'argile
- Plaque d'argile humide inscrite en cunéiforme puis séchée ou cuite, support habituel des archives administratives, des lettres et des textes littéraires du Proche-Orient ancien.
- Abîme
- Dans le livre de l'Apocalypse, lieu d'enfermement symbolique où le dragon, identifié au diable et à Satan, est enchaîné pendant les mille ans (Apocalypse 20:1-3). Le musée présente cette image comme un texte apocalyptique, non comme une description géographique.
- Armaguédon (ou Harmaguédon)
- Nom hébreu unique dans l'Apocalypse (16:16), littéralement « montagne de Megiddo », désignant le lieu du rassemblement des rois pour le combat du grand jour de Dieu. Megiddo est un site réel de l'histoire biblique ; le combat décrit reste, dans la salle 15, une annonce non datée.
- Bête écarlate
- Figure allégorique de l'Apocalypse (chapitres 13 et 17), pourvue de sept têtes et de dix cornes, qui « était, n'est plus et reparaîtra ». Dans la lecture interne du musée (salle 14), elle figure l'organisation internationale chargée de la paix, de la Société des Nations à l'Organisation des Nations unies ; cette identification est présentée comme une interprétation confessante, jamais comme un fait historique.
- Babylone la Grande
- Figure féminine allégorique de l'Apocalypse (chapitres 17 et 18), assise sur la bête écarlate et décrite comme une grande cité d'influence. La lecture interne du musée y voit un système d'influence religieuse mondiale ; la salle 15 n'en nomme aucune institution actuelle et traite l'identification comme une lecture prophétique débattue.
- Fils de l'homme
- Titre que Jésus emploie pour se désigner lui-même dans les évangiles, notamment dans le discours sur la fin (Matthieu 24 et 25). L'expression renvoie aussi à la vision de Daniel 7:13, où une figure humaine reçoit du Très-Haut une royauté éternelle.
- Gog et Magog
- Deux usages distincts dans les textes, explicitement séparés par le musée : chez Ézéchiel (chapitres 38-39), Gog, prince du pays de Magog, monte du septentrion contre le peuple de Dieu avant le combat final ; dans l'Apocalypse (20:7-10), « Gog et Magog » désignent les nations séduites à la fin des mille ans. Ce sont deux épisodes à deux époques différentes, pas une contradiction.
- Sept temps
- Expression du rêve de Nabuchodonosor dans Daniel 4, interprétée dans la lecture interne du musée comme une période prophétique de sept années symboliques de 360 jours, soit 2 520 ans selon la règle « un jour pour une année » (Nombres 14:34 ; Ézéchiel 4:6). Le calcul aboutissant à octobre 1914 est présenté en salles 6, 10 et 13 comme une lecture biblique, non comme une donnée de l'histoire profane, et le débat sur son point de départ (607 ou 587 avant notre ère) est affiché.
- Société des Nations (SDN)
- Première organisation intergouvernementale à vocation universelle, entrée en vigueur le 10 janvier 1920 sur la base d'un pacte ratifié par 42 nations, dissoute en avril 1946 après avoir été inactive pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses avoirs, ses archives et ses missions ont été transférés à l'Organisation des Nations unies, dont le siège européen occupe le Palais des Nations à Genève.
- Tétragramme
- Les quatre consonnes hébraïques (YHWH) qui forment le nom propre de Dieu dans les textes bibliques. La traduction Crampon de 1923 le rend par « Jéhovah » ; conformément à sa règle rédactionnelle, le musée n'emploie jamais un titre de souveraineté générique à la place de ce nom là où le texte original le porte.