Au septième siècle avant notre ère, Ninive est la capitale géante de l'Empire assyrien,
la ville des chasses royales gravées sur les murs des palais, la cité qui fait trembler
tout le Proche-Orient. Le prophète Nahum lui adresse un oracle court et terrible : elle
sera submergée, livrée au feu, puis réduite à une solitude de désert. Quelques décennies
plus tard, la ville tombe sous la coalition des Babyloniens et des Mèdes. Ensuite, elle
disparaît si complètement que des voyageurs grecs passeront à côté de ses ruines sans
même savoir leur nom.
L'annonce : quatre détails nommés d'avance
| Détail annoncé | Référence |
| Une inondation débordante détruira le lieu ; les portes des fleuves s'ouvriront et le palais s'effondrera | Nahum 1:8 ; 2:7 |
| Le feu dévorera les verrous et la ville elle-même | Nahum 3:13, 15 |
| Ninive deviendra une solitude aride comme le désert, un gîte pour les bêtes | Sophonie 2:13-15 |
| La ville ne se relèvera pas : la détresse ne reviendra pas deux fois, sa blessure sera sans remède | Nahum 1:9 ; 3:19 |
Dans l'édition Crampon utilisée ici, le verset
sur « les portes des fleuves » porte le numéro 2:7 ; d'autres éditions le numérotent 2:6.
Le musée cite strictement la numérotation de sa traduction de référence.
« Par un flot débordant il détruira entièrement ce lieu, et il
poursuivra ses ennemis jusque dans les ténèbres. »
Nahum 1:8 — traduction Crampon, édition de 1923 (domaine public)
« Les portes des fleuves s'ouvrent, et le palais s'effondre. »
Nahum 2:7 — traduction Crampon, édition de 1923 (domaine public)
« Il étendra aussi sa main contre le nord, il détruira Assur, et il
fera de Ninive une solitude, aride comme le désert. […] C'est là la ville joyeuse,
assise avec assurance, qui disait en son cœur : "Moi, et rien que moi !" Comment
est-elle devenue un désert, une demeure pour les bêtes ? »
Sophonie 2:13, 15 — traduction Crampon, édition de 1923 (domaine public)